CHAUVET Maurice

  12 Juin 1918  /  † 20  mai  2010

 

 

 

 Né le 12 juin 1918 dans une famille bretonne et militaire du côté maternel, Maurice Chauvet sera très marqué par le scoutisme.  Il fut  l’un des  177  français du Commando  Kieffer, qui débarquérent  le 6 juin 1944 à  OUISTREHAM-Sword Beach, avec le  1er bataillon de Fusiliers marins Commandos de la Marine Nationale Française.  Griévement blessé le 10 juin 1944, il doit être évacué en Angleterre.  

 

 Appelé en 1939 dans la Marine, il passe 16 mois sur le croiseur Georges-Leygues. A l'Armistice, démobilisé, il décide, avec ses deux frères Yves et Michel, de rejoindre l'Angleterre. Il mettra 881 jours pour aller  de Paris à Londres en passant par Marseille, par le Maroc qu'il atteint au terme d'une rocambolesque virée en bateau à rame jusqu'à Gibraltar), et vià l'Espagne (où il sera détenu 21 mois, notamment au tristement célèbre camp d'internement de Miranda de Ebro), et enfin à Casablanca, d'où il trouvera le chemin de l'Angleterre. Il s'engage comme volontaire chez les Forces Navales Françaises  Libres  (F.N.F.L.) .

 

 Au printemps 1943, il est affecté à la Troop 8 du capitaine Trepel avec lequel il participe à un raid sur la côte belge. À son retour, il est affecté à l'état-major du bataillon où, sachant qu'il est dessinateur, on lui demande de créer le badge. Le point d'orgue de sa vie intervient à 7 h 30, le 6 juin 1944, avec un quart d'heure d'avance. Casque sur la tête, vélo pliant en main, le caporal Maurice Chauvet s'apprête à sauter sur le sable :  "on avait de l'eau jusqu'à la ceinture et personne ne se souvient d'avoir été mouillé". Ce matin là, le  IIIe Reich fait pleuvoir l'enfer sur la plage de Colleville-sur-Orne. Il fait partie  plus spécialement  de la section de Renseignement effectuant la liaison entre l'Etat-Major et les troupes. Blessé il est évacué en Angleterre cinq jours plus tard. A Londres, le Quartier Général le mandate pour réaliser un reportage sur son expérience personnelle et ses souvenirs du Jour J. 

 

Toujours attaché au scoutisme, on le trouvera  jusqu’au bout  membre du  Réseau Baden-Powell. Dessinateur, écrivain, il  nous laisse  une importante bibliographie  sur la période  de la guerre  et des ouvrages sur de belles régions françaises.