Expédition 1954

 

 

"L’Expédition 54, c’est dix jours (19-29 juillet) intégrés dans le camp d’été des Compagnies qui peuvent arriver dès le 9 et rester plus tard. Des compétitions permettent aux meilleurs Clans de « monter aux camps I. II. III. IV », c’est-à-dire de planter leur fanion sur les pentes du Pic.

 

Photo : Bibliothèque Société Histoire du Protestantisme

 

Le thème : ce sera l’Expédition à l’assaut du Pic des Courmettes (d’où le nom pris ensuite par la maîtrise : le « Pic-Assaut »)

  • 20 juillet, le Pic-Assaut juge les constructions (solidité, esthétique, astuce) suivant un barème savamment établi : montée au camp I.
  • 20 au 24, le Pic-Assaut est invité dans les camps pour goûter la cuisine : montée au camp II.
  • 20 au 22, explos avec exposition le 24 ou le 25 évaluée par vote des éclaireuses ; montée au camp III.
  • 26 juillet, journée à Cannes, concours de natation, balade aux îles de Lérins, réception de Lady Baden-Powell au Palais des Festivals.
  • 27 juillet : fin des Olympiades : saut et volley-ball
  • 28 juillet : art dramatique en quatre feux de camps simultanés. Olympiades et art dra permettent la montée au camp IV.

 

Sur les 198 clans, neuf atteindront le camp IV, cinquante le camp III, et cent trente neuf le camp II.

Chaque matin (sauf le jour de la sortie à Cannes) le salut aux couleurs rassemble tous les camps qui reçoivent les mots d’ordre de Misaine, Geneviève Lamon, Commissaire Générale :

Pourquoi pas ? Et avec le sourire

Donne sans compter et nourris-toi de la joie des autres

Ouvre les yeux et regarde le monde

La critique est facile, il faut comprendre

Vouloir

Elégance, qualité, beauté

Harmonie

Claire, solide, rayonnante

Et le grand jour où Lady Baden-Powell préside en personne le lever du drapeau …,

 

Chaque clan mène par ailleurs une vie autonome aidé par les différents services :

L’accueil à Cannes

L’intendance

La cuisine restaurant pour le Pic-Assaut et la buvette pour les cheftaines

Le secrétariat et les PTT, l’administration, l’affichage, l’infirmerie, la presse, le syndicat d’initiatives, le tout parfaitement ‘huilé’

 

Quelques chiffres :

50 camps, 198 clans, 1580 Eclaireuses de toutes les provinces françaises, d’Afrique du Nord, du Togo, et de 13 pays étrangers. Il y a un camp d’Eclaireuses Malgré Tout, de Paris Vivienne-Crimée, aveugles, sourdes ou paraplégiques.

300 kilos de poireaux, 800 kilos de tomates, 340 kilos d’abricots, 500 kilos de pommes de terre, 300 mètres de saucisses ou 3.000 œufs, 700 kilos de pain… distribués chaque jour.

70 kilos, c’est le poids d’une meule de gruyère (engloutie en deux repas), pour 22.000 francs

160.000 francs de mandats à toucher chaque jour et une moyenne de 150 paquets : deux heures quotidiennes de signatures pour le vaguemestre enfermé dans le bureau de poste de Tourrettes

12 bérets, 5 fanions, 5 blousons, 9 capes, 6 robes de camp, 2 enveloppes de paillasse, 1 couverture, 1 trousseau de clés…trouvés lors du ratissage post-camp.

 

Une à une les compagnies plient bagages. Eclaireuses et cheftaines engrangent des souvenirs divers, toutes sont heureuses de s’être surpassées, d’avoir élargi leur horizon, noué des relations, vécu pleinement la FFE."

Suzanne Bertran

 

 

Lady B.P. parle aux éclaireuses

 

 

 

Contributions D. ZWILLING,  J. PIKULA