Charles EGERMEYER
INTRODUCTION
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Voici quelques photos du photographe du scoutisme AIGLON,
de son vrai nom Charles EGERMEYER.
Ce photographe parisien illustra les revues des Eclaireurs de France autour
de la seconde guerre mondiale.
Le numéro 5 du journal L'ECLAIREUR DE FRANCE, de mai 1944 un
communiqué d'Henri Joubrel que nous rapportons.
"Vous voyez
sur l'EDF, sur le calendrier, partout, la signature d'Aiglon au bas de
belles photos artistiques. De son vrai nom Charles Egermeyer à 41
ans. Ce qui vous étonnera le plus, c'est qu'il ne commença à
photographier qu'à l'âge de 28 ans.
En février 1931, il doit partir en
Suisse pour quelques mois. Il achète un Voigtländer 6 x 9, objectif
Skopar 4,5.
Il commence par se rendre au château de Versailles où il
prend quatre rouleaux à la suite. Hélas, les
32 photos sont ratées! Aiglon a tout simplement
oublié de tirer sur le soufflet. Il part en Suisse. Les pics
neigeux l'émerveillent.
Il emploie 24 bobines de
pellicules. Il revient à Paris, court chez le photographe ... Sur les 192
images, trois seulement sont "potables", et aucune n'est
"bonne".
Ainsi s'explique, me dit Aiglon, que les plus belles photos de
ce voyage en Suisse sont celles que je n'ai jamais prises, mais qui
restent à tout jamais gravées dans ma mémoire.
Il se décide à
acheter un posomètre. Depuis ce jour, il ne sous expose ni ne
surexpose plus aucune photo.
Il continue à prendre des photos à Grasse, au
soleil du midi, puis au rover-moot de Kandersteg en Suisse. Mais il ne
tire jamais lui-même ses épreuves sur papier. En 1932, sur les conseils
d'un ami, professeur de chimie, il s'y décide
C'est alors la
révélation. Il se rend compte qu'il peut traduire le "beau" en noir et
blanc, en passant par toutes les gammes de gris. Il abandonne résolument la
"photo familiale" pour se consacrer à l'art.
"Je t'assure que c'est beau de faire de la photo, me dit notre
photographe national ! Quand tu vois sous l'agrandisseur se
projeter le soleil accroché dans une toile
d'araignée, ou reflété dans une goutte d'eau, ou
faisant luire l'insigne de l'Eclaireur ...
Quelle est ta première photo publiée
?
Dans le premier numéro de l'E.D.F., nouvelle formule en 1936, un
garçon avec un petit oiseau sur l'épaule, symbole du nouvel envol de
notre journal !
Quel appareil utilises tu maintenant ?
Un
Super-Voigtländer avec un objectif Héliar 3.5, format réflex 6 x 6. Je
n'aime pas les appareils petit format.
Quels conseils aimerais tu
donner aux amateurs ?
Ouvrir grandement les yeux, et voir tout,
partout, sous toutes les lumières et sous tous les angles ...
Ouvrir
grandement le coeur ... Aimer la vie, car elle est belle ...
Parle moi
un peu de toi, pour finir ...
Je m'occupe activement, depuis vingt-trois
ans, d'une troupe d'éclaireurs. Ainsi, je connais chaque mouvement
d'âme des garçons, qui se reflète surtout dans leurs yeux ...
Combien
penses tu avoir pris de photos scoutes ?
Environ 16 000, dont 10 000
depuis ma démobilisation, en 1940 ...
J'ai fourni des clichés à la
F.F.E., aux S.D.F., aux G.D.F., plus rarement aux E.U.. J'ai illustré en
1940, avec 87 clichés,
"Les Olympiques" d'Henry de
Montherlant.
Cliquez les photos pour les apprécier à leur juste valeur
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