QUE PEUT-ON COLLECTIONNER EN SCOUTISME ?
D'abord, on peut collectionner des timbres scouts, ou guides,
ou les deux. C'est la collection le plus courante, et la plus commode car il
existe des catalogues et de trés nombreux commerçants. Le nombre de timbres
scouts au monde étant de l'ordre de 3000, il est recommandé de se limiter à
son pays, ou à quelques pays amis. Voyez dans MONDE
/ Philatélie la façon dont feu notre ami CHAUFER concevait sa collection,
mais il y a bien d'autres méthodes pour l'aborder. Fréquenter un club philatélique
est bénéfique, car on vous y mettra au courant des catalogues, des cotations
et ... des valeurs réelles.
On peut aussi collectionner des vignettes (timbres non postaux), souvent
remplacées de nos jours par des autocollants de conception et de sujets beaucoup
plus faciles. La collection des vignettes est trés difficile suite à
leur rareté et leur âge. On voit des jeunes collectionner
des autocollants (stickers), piéces généralement peu artistiques ...
Mais tout simplement, on collectionne ses souvenirs personnels (souvenirs de
vie scoute, photos de camps, de jamborees ou de fêtes), mais aussi les nombreux
insignes en métal, en tissus, des boucles de ceinturon, des livres sur le scoutisme,
des chansonniers, des romans scouts, des revues, des dessins, un dessinateur
préféré, des calendriers, des cartes postales, des affiches, des disques, des
images, des statuettes, des fanions ornés, des objets, des uniformes, des foulards,
des cartes de membres et des documents divers, des maquettes de travaux de camp
ou de local (que l'on peut fabriquer soi-même à échelle réduite), des articles
de revues non scoutes sur le scoutisme, etc, le champ est immense, et cette
liste n'est pas limitative. Chacun fait ses choix. J'oubliais aussi qu'on peut
limiter sa collection à telle ou telle association, et aussi la limiter dans
le temps, car certaines associations ont tellement changé, et chacun est libre
de ses préférences comme de ses refus.
Mais il faut raisonnablement se limiter par exemple à son pays, ou à une époque,
ou à un chapitre de l'histoire scoute. C'est une question de temps, et d'argent.
C'est souvent par hasard qu'on a commencé. La plupart du temps, on collectionne
parce qu'on est resté attaché à un aspect de sa vie scoute personnelle, à de
chers souvenirs de sa jeunesse. Parfois, on a commencé en échangeant des insignes
au coin d'un feu de camp... ou bien en étant retraité on retrouve un carton
dans son grenier ! On encore parce qu'on est resté attaché à une technique :
chant (scout, folklorique, choral), art drama, explos et raids... etc.
Personnellement, j'ai commencé en essayant de retrouver des photos où j'aurais
découvert mon père habillé en scout (EDF 1913 à 1916) (1). Et puis
je suis tombé dans mon grenier sur des cartons où j'avais empilé des revues,
une boite pleine d'insignes et des séries de brevets complétes, mon ceinturon,
des sifflets., car je ne jetais jamais rien. J'ai commis une grosse faute :
ne comprenant vraiment pas alors qu'on pouvait collectionner des insignes, j'ai
fait cadeau de ma boite à un collectionneur de passage à la maison. C'était
un véritable stock avec des raretés que j'ai mis des années à retrouver par
la suite. Ensuite, je me suis mis à chercher : copains, brocantes, Emmaus, bourses
de collectionneurs, annonces, achats, échanges ... Devant l'immensité du thème,
je me suis toujours limité à la France et aux insignes officiels des jamborees
mondiaux, mais ... toutes catégories objets, timbres, insignes, revues, celles
ci étant limitées à quelques titres de revues SDF et EDF, car il faut des limites.
J'ai aussi quelques trés belles affiches scoutes anciennes, artistiques, comme
on n'en fait plus hélas de nos jours.
Et j'aime bien montrer tout ça à d'autres collectionneurs... L'âge
venu, je suis encore heureux de me retrouver parmi quelques complices
dans une rencontre de collectionneurs. Hélas ces rencontres sont rares,
et souvent trop loin de chez soi.
Chouette Spirituelle
(Bugnicourt, 1951)
(1) Je n'y suis jamais arrivé ! Les plus anciennes photos que j'ai trouvées
remontent à 1918, ce qui est déjà remarquable ! Mais en 1918, mon père n'était
plus chez les Eclaireurs...